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  • Quelles solidarités demain dans les territoires ?
     
  • Edito


    Les nouveaux périmètres institutionnels issus de regroupements incités ou décrétés (communes nouvelles, intercommunalités fusionnées, régions regroupées…) se traduisent par une évolution des caractéristiques des territoires (superficie, géographie, population) que devront prendre en compte les dirigeants de ces nouvelles institutions locales.

    La mise en commun de situations par construction plus hétérogènes, nécessite l’adaptation des politiques publiques autrefois construites pour des territoires plus restreints et donc plus homogènes. Au-delà, ces disparités dorénavant internes au territoire rendent obligatoire la création d’une nouvelle solidarité parallèlement à l’affirmation d’une identité restant à construire.

    En même temps, l’émergence des métropoles peut, de son côté, re-légitimer la mise en oeuvre sous l’égide de l’État d’outils de solidarité entre territoires. Faire naître de nouvelles solidarités : l’exercice est déjà complexe en soi. Quand il s’entrechoque avec une baisse des moyens des collectivités et une crise économique, il devient périlleux.

    Si, l’Etat aura naturellement un rôle important à jouer via l’action de ses services déconcentrés, l’évolution des règles régissant la péréquation, et l’équilibre minimal à assurer entre métropoles et espaces ruraux, ce sont bien nos collectivités qui devront, les premières, être au rendez-vous de la solidarité.

    Solidarité qui devra être examinée de sa conception la plus individuelle (gestion des allocations) à la plus holiste (animation du lien social et du vivre ensemble). Leur rôle « d’employeur solidaire » sera également questionné : face à des agents parfois bouleversés par des révolutions institutionnelles, organisationnelles, réglementaires et/ ou techniques, personne ne pourra rester sur le bord du chemin.

    Comment se traduira cette solidarité ?
    Par des financements bien sûr, mais pas que.

    De qui devons-nous être solidaires ?
    D’individus, de classes d’âge, d’associations ou d’entreprises, de territoires, d’autres personnes publiques…

    Jusqu’où doit-on être solidaire ?

    Tels seront les questionnements qui animeront les XXIIIe Assises de l’AFIGESE.
     
    Françoise FLEURANT-ANGBA, Présidente de l’AFIGESE